Battle Royale est un film culte connu de tous. Malgré tout, un petit rappel des faits et règles n'est pas inutile :
« Japon, XXIeme siècle, une loi est instituée pour apprendre le respect et l'humilité aux jeunes.
Article 1 : tous les élèves d'une classe sont regroupés sur une île.
Article 2 : des vivres et des armes sont fournis à chaque participant.
Article 3 : toutes les personnes soumises à cette loi doivent se battre en s'amusant et avec combativité.
Article 4 : aucun participant ne doit refuser le jeu ni l'entraver.
Article 5 : le jeu se conclut par la victoire d'un seul et unique gagnant. Aucune dérogation à cette règle n'est possible. S'il reste plus d'un survivant : tous sont éliminés. »
Autant être direct : je considère Battle Royale comme un véritable chef-d'½uvre du cinéma, une monstrueuse baffe dans la gueule qui se répète à chaque nouvelle vision. Pourtant, à mieux y regarder, le film est bancal (mélange étrange de premier degré méchant, mais pas totalement, et de second degré jouissif, mais pas toujours, dont l'exemple le plus beau est la monumentale scène du repas), pas forcément bien rythmé et sans cesse à contre-courant des attentes du spectateur, faisant douter celui-ci de la crédibilité de l'entreprise (en salle, beaucoup n'ont strictement rien compris au fait que Kitano, une fois plombé et gisant sur le sol, se relève pour répondre au téléphone, et ont pensé qu'il s'agissait d'un « twist » dévoilant une fumisterie).
